Plan Grand Âge reporté : Ce que les familles doivent savoir en 2026
Plan Grand Âge 2026 : Ce qui change pour vos proches âgés
Nouveau droit pour les plus de 80 ans, report du plan autonomie : décryptage et conseils pratiques
Début 2026, deux informations majeures sont passées presque inaperçues pour beaucoup de familles. D'un côté, le Plan Grand Âge — attendu depuis des années — a été une nouvelle fois reporté sans date. De l'autre, une mesure concrète et immédiatement utile est entrée en vigueur : les personnes de plus de 80 ans ont désormais droit à une consultation longue entièrement prise en charge par l'Assurance Maladie.
Décryptage de ces deux actualités essentielles pour vous aider à mieux accompagner vos proches.
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Le Plan Grand Âge : Pourquoi ce nouveau report inquiète les professionnels
Plan Grand Âge reporté : Conséquences concrètes pour les familles et les EHPAD
Promis depuis 2022, annoncé pour janvier 2026, le Plan Grand Âge a été une nouvelle fois ajourné. La raison officielle ? Le départ de la ministre déléguée à l'Autonomie, Charlotte Parmentier-Lecocq, en février 2026. Une explication qui ne satisfait guère les professionnels du secteur, qui voient dans ce report un symbole douloureux d'une politique qui met systématiquement la temporalité politique avant les urgences humaines.
Pour comprendre pourquoi ce plan est si attendu, il faut regarder les chiffres. La France vieillit à un rythme inédit. D'ici 2030, plus de 800 000 personnes supplémentaires auront dépassé les 75 ans. Les projections des démographes sont sans appel : entre 274 000 et 437 000 places supplémentaires en EHPAD seront nécessaires d'ici 2050, accompagnées de 200 000 recrutements dans le secteur médico-social. Des besoins colossaux, face auxquels le secteur se retrouve aujourd'hui sans feuille de route nationale claire.
Un secteur déjà à bout de souffle
Les EHPAD traversent aujourd'hui une période de tension réelle, liée à des contraintes de financement structurelles qui touchent l'ensemble du secteur médico-social. Si 66 % des établissements font face à des difficultés économiques, il est important de rappeler que les équipes soignantes restent profondément engagées auprès des résidents, avec un dévouement quotidien souvent remarquable malgré des conditions difficiles.
Le taux d'encadrement moyen de 0,63 équivalent temps plein pour 100 résidents reflète une réalité nationale qui appelle des réponses politiques fortes — et c'est précisément ce que le Plan Grand Âge devait apporter. Les personnes qui entrent en EHPAD aujourd'hui ont des besoins de plus en plus complexes, et les professionnels du secteur sont les premiers à réclamer les moyens nécessaires pour leur offrir un accompagnement digne et de qualité.
Car c'est bien là l'enjeu : non pas remettre en cause l'utilité des EHPAD — qui restent une solution essentielle et souvent très adaptée pour les personnes en grande perte d'autonomie — mais donner aux établissements et à leurs équipes les ressources humaines et financières à la hauteur de leur mission. Les familles qui s'interrogent sur l'entrée en EHPAD d'un proche peuvent trouver dans ces structures un cadre sécurisé, médicalisé et humain, à condition d'être bien accompagnées dans leur choix.
Ce que ce report signifie concrètement pour les familles
Sans Plan Grand Âge, plusieurs chantiers stratégiques restent en suspens. Le financement de la dépendance à long terme n'est pas arbitré. La question de la répartition des coûts entre solidarité nationale, contributions des familles et assurances privées reste sans réponse officielle. Il manque également une programmation pluriannuelle pour développer l'habitat intermédiaire — résidences autonomie, habitats inclusifs, résidences services — qui représente pourtant une alternative essentielle entre le domicile et l'EHPAD.
Pour les familles qui accompagnent un proche en perte d'autonomie, ce vide politique a des conséquences très concrètes. Il devient plus difficile d'anticiper les coûts, de trouver une place adaptée dans des délais raisonnables, et d'obtenir des réponses claires sur les droits et les aides disponibles. Dans ce contexte d'incertitude, s'informer et se faire accompagner par un professionnel spécialisé devient plus que jamais indispensable.
Un point positif malgré tout : le gouvernement a confirmé pour 2026 le recrutement de 4 500 professionnels supplémentaires dans les EHPAD, avec un objectif de 50 000 postes supplémentaires d'ici 2030. Une avancée réelle, même si elle reste très insuffisante au regard de l'ampleur des besoins.

La consultation longue pour les plus de 80 ans : Un droit nouveau et peu connu
60€ remboursés à 100% : Ce que vous devez demander au médecin de votre proche
Face à ce contexte difficile, une bonne nouvelle est passée presque inaperçue en ce début d'année. Depuis janvier 2026, les personnes de plus de 80 ans ont droit à une consultation longue avec leur médecin traitant, prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, pour un montant de 60 euros. Un dispositif simple, accessible, et pourtant très peu connu des familles et même de certains professionnels.
Dans quels cas cette consultation peut être proposée ?
Cette consultation longue est proposée par le médecin traitant dans trois situations précises :
1. Lors d'une sortie d'hospitalisation, pour faire le point sur l'état de santé, les traitements en cours et les besoins d'aide à domicile.
2. Pour la constitution d'un dossier de demande d'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) : le médecin peut documenter médicalement la situation de perte d'autonomie.
3. Lorsque la personne prend plus de 10 lignes de traitements médicamenteux simultanément — ce qui est fréquent avec l'avancée en âge — pour évaluer la pertinence et la sécurité de ces prescriptions.
Pourquoi c'est important pour les familles aidantes
Cette consultation représente bien plus qu'un simple rendez-vous médical allongé. C'est une opportunité concrète de faire le point global sur la situation d'un proche, d'identifier les besoins d'aide non couverts, et de poser les bases d'une demande d'APA dans de bonnes conditions. Trop souvent, les familles attendent que la situation se dégrade avant d'enclencher les démarches. Cette consultation peut être le déclencheur d'une réflexion plus large et anticipée sur l'organisation du maintien à domicile.
Pour les personnes âgées qui prennent de nombreux médicaments, ce moment est aussi précieux pour détecter d'éventuelles interactions, réduire les prescriptions inutiles, et améliorer la qualité de vie au quotidien. Il n'est pas rare que des troubles de l'équilibre, des chutes à répétition ou des états confusionnels soient en partie liés à un traitement médicamenteux inadapté ou redondant.
Comment en bénéficier concrètement ?
Aucune démarche administrative préalable n'est nécessaire. C'est le médecin traitant qui propose et code cette consultation lors du rendez-vous. Si votre proche a plus de 80 ans et se trouve dans l'une des trois situations décrites, n'hésitez pas à en parler directement avec son médecin lors du prochain rendez-vous.
Il est possible que celui-ci ne soit pas encore totalement informé de ce dispositif récent : apportez l'information vous-même, cela fait partie du rôle de proche aidant éclairé.
Ce que vous pouvez faire dès aujourd'hui pour anticiper
Proche âgé de plus de 75 ans : les démarches prioritaires à engager dès maintenant
Face au vide laissé par le report du Plan Grand Âge, et dans l'attente de réformes structurelles qui tardent à se concrétiser, l'anticipation reste la meilleure protection pour les familles.
Voici les démarches prioritaires à engager dès maintenant si votre proche a plus de 75 ans ou présente des signes de fragilité.
Évaluer la situation globale de votre proche
Une évaluation complète — autonomie, conditions de vie, ressources financières, entourage disponible — permet d'identifier les besoins réels avant que la situation ne devienne urgente. Ne pas attendre une chute, une hospitalisation ou une crise pour enclencher cette réflexion.
Préparer le dossier APA si ce n'est pas déjà fait
L'APA — Allocation Personnalisée d'Autonomie — est la principale aide financière pour le maintien à domicile ou la prise en charge en établissement. Les délais d'instruction peuvent être longs. Plus on anticipe, mieux on est préparé. La consultation longue chez le médecin traitant peut d'ailleurs faciliter et accélérer ce dossier.
Explorer les alternatives entre domicile et EHPAD
Résidences autonomie, habitats inclusifs, résidences services seniors, accueils de jour, hébergements temporaires : des solutions intermédiaires existent et se développent. Elles permettent de préserver l'autonomie tout en sécurisant le quotidien. En attendant que le Plan Grand Âge vienne structurer et financer ces alternatives à l'échelle nationale, ces structures existent et sont accessibles, parfois avec des aides financières significatives.
Ne pas sous-estimer la charge mentale de l'aidant
Accompagner un parent âgé en perte d'autonomie est une expérience profondément humaine, mais aussi épuisante. Les proches aidants représentent en France plus de 11 millions de personnes, dont beaucoup ignorent les dispositifs de répit auxquels ils ont droit. Prendre soin de l'aidant, c'est aussi protéger la personne aidée.
Ascelliance Retraite vous accompagne
Vous n'êtes pas seuls : Ascelliance Retraite vous guide pas à pas dans l'accompagnement de votre proche
Dans un environnement où les réformes tardent, où les informations évoluent rapidement et où les démarches administratives peuvent sembler insurmontables, vous n'êtes pas obligés d'avancer seuls. C'est précisément la mission d'Ascelliance Retraite : vous accompagner, vous orienter, et sécuriser les décisions qui concernent votre proche et votre famille.
Avec plus de 20 ans d'expérience en gérontologie et une connaissance approfondie des dispositifs français d'aide à l'autonomie, j'interviens à vos côtés pour évaluer la situation globale, constituer et suivre les dossiers administratifs et financiers (APA, APL, aides des caisses de retraite, mutuelles), et coordonner les échanges avec l'ensemble des intervenants — professionnels de santé, établissements, services sociaux — afin de réduire votre charge mentale et d'obtenir des réponses concrètes dans des délais compatibles avec l'urgence.
Vous avez des questions sur la situation de votre proche ?
Contactez Ascelliance Retraite pour un premier échange et bénéficiez d'un regard professionnel et bienveillant sur votre situation.
Janique | Ascelliance Retraite | Conseillère sociale en gérontologie
Plus de 20 ans d'expérience | Accompagnement personnalisé | Région lyonnaise et national

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