Quand Vivre Seul(e) À Domicile Devient Impossible
7 signes de danger, évaluation de la dépendance et solutions adaptées
Vivre seul(e) : Un risque pour les seniors ?
Le vieillissement entraîne des défis qui peuvent rendre le maintien à domicile difficile, voire dangereux. Il est essentiel de repérer les signes d’alerte pour garantir la sécurité et le bien-être des personnes âgées.
Dans cet article, nous allons explorer 7 signes majeurs qui montrent qu’une personne âgée ne peut plus rester seule à domicile.
1. Perte d’autonomie : Un danger au quotidien
Quand la mobilité devient un problème
L’un des premiers signaux d’alerte est la perte d’autonomie physique. Une personne âgée qui rencontre des difficultés à effectuer des tâches quotidiennes peut être en danger.
Signes révélateurs :
- Difficulté à marcher, à se lever ou à monter des escaliers
- Fatigue excessive et perte de force musculaire
- Incapacité à effectuer des gestes simples du quotidien (cuisine, ménage, toilette)
💡 Solution : Une aide à domicile ou des aménagements spécifiques (barres d’appui, monte-escalier) peuvent améliorer le confort et la sécurité.
2. Troubles cognitifs : Un signal à ne pas ignorer
Mémoire, orientation, confusion : des signes inquiétants
Les troubles cognitifs peuvent mettre en danger la personne âgée, surtout si elle vit seule. L’oubli de médicaments ou la désorientation peuvent causer des situations dangereuses.
Signes révélateurs :
- Oublis fréquents des rendez-vous et des prises de médicaments
- Désorientation dans le temps et l’espace (confondre le jour et la nuit, oublier son adresse)
- Difficulté à suivre une conversation et à formuler des phrases cohérentes
💡 Solution : Une consultation médicale est nécessaire pour évaluer la situation et mettre en place un suivi adapté.
3. Isolement social : Un facteur de déclin
Solitude et repli sur soi : des signes alarmants
L’isolement social favorise la dépression et peut accélérer le déclin cognitif et physique d’une personne âgée.
Signes révélateurs :
- Réduction des contacts avec la famille et les amis
- Refus de participer aux activités sociales habituelles
- Tristesse, anxiété, perte d’intérêt général
💡 Solution : Encourager les visites, proposer des activités adaptées et utiliser les nouvelles technologies (appels vidéo, messageries) pour maintenir le lien social.
Cas concret : Résidence seniors après troubles cognitifs débutants - Mme Legrand, 76 ans
Situation initiale :
Mme Legrand, 76 ans, veuve, vit seule dans un appartement à Grenoble. Ses deux enfants habitent à l'étranger (Canada et Espagne). Ils constatent lors d'appels vidéo des oublis inhabituels.
Signes d'alerte identifiés :
- Oublis fréquents : rendez-vous médicaux manqués, répétition des mêmes questions
- Désorientation temporelle : confond les jours de la semaine
- Difficultés à suivre une conversation téléphonique, cherche ses mots
- Isolement social : refuse les invitations de ses voisines
- Hygiène correcte mais négligence vestimentaire (même tenue plusieurs jours)
Évaluation réalisée :
- Consultation en mémoire à l'hôpital : diagnostic de troubles cognitifs légers (MCI - Mild Cognitive Impairment)
- Évaluation AGGIR par le médecin traitant : classement GIR 5 (autonome mais surveillance recommandée)
- Évaluation psychologique : anxiété liée à la solitude
Solutions envisagées :
- Maintien à domicile : refusé par Mme Legrand (peur de rester seule la nuit)
- EHPAD : non adapté (trop autonome, GIR 5)
- Résidence seniors avec services : acceptée après visite
Solution retenue : Résidence seniors
- Recherche d'une résidence seniors à Grenoble avec prestations hôtelières
- Visite de 2 résidences avec une conseillère sociale
- Choix d'une résidence avec animations quotidiennes, restaurant commun et présence infirmière de jour
Démarches administratives accomplies :
- Signature du bail locatif (logement T2 de 45 m²)
- Demande d'APL auprès de la CAF
- Aucune demande d'APA (GIR 5 non éligible), mais prise d'informations pour anticiper une dégradation future
Financement de la résidence seniors :
- Loyer mensuel : 1 200 euros (logement privatif)
- Prestations obligatoires : 350 euros (restauration midi, ménage 1 fois par semaine, animations)
- Prestations optionnelles choisies : 100 euros (blanchisserie)
- Total mensuel : 1 650 euros
- Retraite de Mme Legrand : 1 800 euros
- APL : 80 euros par mois
- Reste à charge : 1 530 euros (reste 270 euros pour dépenses personnelles)
Résultat après 4 mois :
- Isolement rompu : participation quotidienne aux activités (gym douce, atelier mémoire, sorties culturelles)
- Troubles cognitifs stabilisés grâce à la stimulation cognitive régulière
- Alimentation équilibrée (restaurant collectif)
- Sécurité renforcée : présence infirmière en journée, veilleur de nuit
- Famille rassurée, contacts vidéo maintenus chaque semaine
Conseil de la conseillère :
Pour une personne encore autonome (GIR 5-6) mais isolée ou présentant des troubles cognitifs débutants, la résidence seniors est une excellente solution intermédiaire. Mon rôle est de vous accompagner dans ce choix délicat : identifier les résidences adaptées selon le budget et les besoins, organiser les visites, expliquer les différences entre les prestations proposées, et anticiper l'évolution de la dépendance. Je vous aide également à évaluer si votre proche est éligible à l'APL et à constituer le dossier. Anticiper avant l'aggravation de la situation permet une transition en douceur et évite les décisions prises dans l'urgence. Mon accompagnement vous permet de faire un choix éclairé et sécurisé, dans le respect des souhaits de votre proche.
4. Chutes fréquentes : Un risque de blessures graves
Pourquoi les chutes sont un danger majeur ?
Les chutes sont l’une des principales causes d’hospitalisation des seniors et entraînent souvent une perte d’autonomie.
Signes révélateurs :
- Multiplication des chutes, même légères
- Peur de se déplacer seule, perte de confiance
- Présence de bleus ou blessures inexpliquées
💡 Solution : Sécuriser le domicile (tapis antidérapants, rampes d’appui, éclairage renforcé) et envisager la téléassistance.
Cas concret 2 : Placement en EHPAD après chutes répétées - M. Martin, 79 ans
Situation initiale :
M. Martin, 79 ans, vit seul dans un appartement au 3ème étage sans ascenseur à Villeurbanne. Son fils unique, Thomas, habite à 200 km. M. Martin présente des troubles de l'équilibre depuis plusieurs années.
Signes d'alerte identifiés :
- Chutes multiples : 6 chutes en 4 mois, dont 2 avec fractures (poignet, hanche)
- Après chaque hospitalisation, retour à domicile de plus en plus difficile
- Peur de se déplacer seul, perte totale de confiance
- Isolement social : plus aucune sortie, repli sur soi
- Troubles cognitifs débutants : oublie de fermer le gaz, désorientation nocturne
Évaluation réalisée :
- Hospitalisation suite à fracture du col du fémur
- Bilan gériatrique à l'hôpital : troubles de l'équilibre, début de démence vasculaire
- Évaluation AGGIR à l'hôpital : classement GIR 2
- Avis du médecin : maintien à domicile déconseillé, risque vital
Solutions envisagées puis écartées :
- Maintien à domicile avec aide renforcée : refusé par M. Martin (peur de rester seul)
- Hébergement chez le fils : impossible (travail à temps plein, aucune chambre disponible)
- Résidence seniors : non adaptée (GIR 2, besoin de surveillance médicale)
Solution retenue : Placement en EHPAD
- Recherche d'un EHPAD proche du domicile de Thomas (Roanne)
- Visites de 3 établissements avec M. Martin et Thomas
- Choix d'un EHPAD avec unité protégée et chambre individuelle
Démarches administratives accomplies :
- Demande d'APA en établissement auprès du Conseil départemental
- Demande d'APL auprès de la CAF
- Constitution du dossier d'admission en EHPAD (certificat médical, pièces d'identité, justificatifs de ressources)
- Demande d'aide sociale à l'hébergement (revenus insuffisants : 1 200 euros par mois)
Financement de l'EHPAD :
- Tarif mensuel de l'EHPAD : 2 800 euros (hébergement + dépendance GIR 2)
- Retraite de M. Martin : 1 200 euros
- APA en établissement : réduit le tarif dépendance de 450 euros par mois
- APL : 180 euros par mois
- Aide sociale à l'hébergement (ASH) : complète le reste (970 euros par mois)
- Reste à charge pour M. Martin : participation symbolique (90 euros, somme laissée à disposition)
Résultat après 3 mois :
- Aucune chute depuis l'entrée en EHPAD (surveillance 24h/24)
- Reprise progressive de la mobilité grâce à la kinésithérapie quotidienne
- Participation aux animations de l'établissement, lien social recréé
- Troubles cognitifs stabilisés grâce à l'accompagnement spécialisé
- Thomas peut venir en visite chaque week-end (30 minutes de route), relation père-fils apaisée
Conseil de la conseillère :
Face à des chutes répétées avec fractures et GIR 1 ou 2, le placement en EHPAD devient nécessaire pour garantir la sécurité. Dans cette situation, l'accompagnement d'une conseillère sociale est essentiel pour soulager l'aidant épuisé et sécuriser le parcours administratif. Je vous aide à constituer les dossiers d'aide sociale à l'hébergement (ASH), qui permet de financer l'EHPAD même avec des revenus modestes, à comprendre les implications (cette aide est récupérable sur la succession), et à coordonner l'ensemble des démarches (demande d'APA en établissement, APL, recherche d'établissement adapté). Mon accompagnement vous évite la charge mentale de gérer seul ces procédures complexes dans un moment difficile.
5. Hygiène et soins : Des signes de négligence
Quand l’hygiène devient un problème
Le non-respect de l’hygiène et des soins peut indiquer une perte d’autonomie ou une dépression.
Signes révélateurs :
- Vêtements sales ou portés plusieurs jours
- Mauvaise hygiène corporelle et dentaire
- Oubli ou refus de prendre ses médicaments
💡 Solution : Une aide à domicile peut accompagner la personne dans ces gestes du quotidien pour préserver sa dignité et son bien-être.
6. Mauvaise alimentation : Un risque pour la santé
Oublis de repas et perte d’appétit
Une alimentation insuffisante ou déséquilibrée peut entraîner des carences nutritionnelles et une détérioration de l’état de santé.
Signes révélateurs :
- Réfrigérateur vide ou rempli d’aliments périmés
- Perte d’appétit et amaigrissement
- Oubli ou refus de préparer des repas
💡 Solution : Opter pour un service de portage de repas ou une aide pour la préparation des repas afin de garantir une alimentation saine et régulière.
7. Incapacité à gérer le quotidien : Un signe de dépendance
Désordre, factures impayées, oublis administratifs
Si une personne âgée ne parvient plus à gérer les tâches administratives et domestiques, il est peut-être temps d’envisager une assistance plus encadrée.
Signes révélateurs :
- Maison en désordre ou mal entretenue
- Factures impayées, erreurs dans la gestion financière
- Difficulté à utiliser le téléphone ou les appareils ménagers
💡 Solution : Mettre en place une aide administrative et ménagère pour alléger la charge mentale et assurer un cadre de vie sain.
7. Trouver une solution adaptée
Aider son proche à vivre en sécurité
Si plusieurs de ces signes sont présents, il est essentiel de prendre des mesures rapidement pour garantir le bien-être et la sécurité de la personne âgée.
- Évaluer la situation : Observer les changements et discuter avec la personne concernée
- Solliciter des professionnels : Médecins, aides à domicile, infirmiers
- Envisager des solutions adaptées : Maintien à domicile avec assistance, téléassistance, accueil de jour ou entrée en résidence spécialisée
L’important est de trouver un équilibre entre autonomie et sécurité pour offrir une meilleure qualité de vie aux seniors.
Cas concrets : Comment des familles ont su réagir face aux signes d'alerte
Parcours d'accompagnement, solutions mises en place et résultats obtenus
Cas concret 3 : Maintien à domicile renforcé - Mme Dupont, 83 ans
Situation initiale :
Mme Dupont, 83 ans, veuve, vit seule dans sa maison à Lyon depuis le décès de son mari. Sa fille, Sophie, habite à 40 km et travaille à temps plein. Lors de visites régulières, Sophie constate plusieurs signes inquiétants.
Signes d'alerte identifiés :
- Chutes répétées : 3 chutes en 2 mois, dont une ayant nécessité une hospitalisation
- Réfrigérateur contenant des aliments périmés, perte de 4 kg en 3 mois
- Maison en désordre, factures impayées depuis 2 mois
- Isolement croissant : refuse les invitations de ses amies, ne sort plus
- Hygiène négligée : vêtements portés plusieurs jours
Évaluation réalisée :
- Consultation du médecin traitant : léger déclin cognitif, troubles de l'équilibre liés aux médicaments
- Visite à domicile de l'équipe médico-sociale du Département : évaluation AGGIR → classement GIR 3
- Analyse de la sécurité du logement avec une ergothérapeute
Solutions mises en place :
- Demande d'APA à domicile déposée auprès du Conseil départemental
- Plan d'aide validé : 950 euros par mois (plafond GIR 3 : 1 215,99 euros)
- Mise en place d'une aide à domicile 5 matins par semaine (toilette, petit-déjeuner, ménage léger)
- Portage de repas midi et soir (service du CCAS)
- Téléassistance avec bracelet détecteur de chute
- Aménagements du logement : barres d'appui dans la salle de bain, retrait des tapis, renforcement de l'éclairage
- Accueil de jour 1 journée par semaine pour stimulation cognitive et lien social
Financement :
- Revenus de Mme Dupont : 1 400 euros par mois (retraite)
- Ticket modérateur APA : environ 25% du plan d'aide (revenus entre 933,90 et 3 439,31 euros)
- APA versée : environ 710 euros par mois
- Reste à charge famille : 240 euros par mois (aide à domicile + portage de repas + téléassistance)
- Crédit d'impôt : 50% des dépenses d'aide à domicile récupérés l'année suivante
Résultat après 6 mois :
- Aucune chute depuis la mise en place des aménagements et de la téléassistance
- Reprise de poids (2,5 kg), alimentation équilibrée grâce au portage de repas
- Hygiène corporelle retrouvée grâce à l'accompagnement quotidien
- Moral amélioré : liens sociaux recréés lors de l'accueil de jour
- Sophie a pu reprendre son travail sereinement, la charge mentale a considérablement diminué
Conseil de la conseillère : Le maintien à domicile est possible avec un GIR 3 si l'entourage familial peut coordonner les interventions et si le logement peut être sécurisé. L'anticipation est essentielle : ne pas attendre une situation de crise pour agir.
Chez Ascelliance, nous accompagnons les familles face à la perte d’autonomie d’un proche âgé. Ne laissez pas votre proche en difficulté, trouvez dès maintenant la solution adaptée !
- Conseils et accompagnement personnalisé : Nous analysons la situation de votre proche et vous guidons vers les meilleures options.
- Conseils pour le maintien à domicile : Aides à domicile, téléassistance, accompagnement quotidien pour plus de sécurité.
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FAQ : Personne âgée seule à domicile - Signes d'alerte et solutions adaptées
Quand faut-il intervenir ? Évaluation de la dépendance, maintien à domicile avec aide, alternatives d'hébergement et accompagnement des aidants
Question 1 : Quels sont les principaux signes qu'une personne âgée ne peut plus vivre seule à domicile ?
Réponse :
Il existe 7 signes d'alerte majeurs qui indiquent qu'une personne âgée est en difficulté à domicile :
- Perte d'autonomie physique : difficultés à marcher, se lever, monter les escaliers, fatigue excessive
- Troubles cognitifs : oublis fréquents (médicaments, rendez-vous), désorientation, confusion jour/nuit
- Isolement social : réduction des contacts, refus de sortir, tristesse, anxiété
- Chutes fréquentes : multiplication des chutes, peur de se déplacer, bleus inexpliqués
- Négligence de l'hygiène et des soins : vêtements sales, mauvaise hygiène corporelle, oubli de médicaments
- Mauvaise alimentation : réfrigérateur vide, aliments périmés, perte d'appétit, amaigrissement
- Incapacité à gérer le quotidien : maison en désordre, factures impayées, erreurs administratives
Point de vigilance : Si plusieurs signes sont présents simultanément, une évaluation rapide de la situation est indispensable.
Question 2 : Comment évaluer si ma mère ou mon père peut encore vivre seul(e) à domicile ?
Réponse :
Pour évaluer la situation, suivez ces 4 étapes :
- Étape 1 : Observer les changements au quotidien
Notez les difficultés récentes : chutes, oublis, isolement, hygiène, alimentation.
- Étape 2 : Discuter avec la personne âgée
Abordez le sujet avec bienveillance : "Comment te sens-tu à la maison ? As-tu besoin d'aide ?"
- Étape 3 : Consulter des professionnels
Médecin traitant (bilan de santé, troubles cognitifs)
Évaluation AGGIR par l'équipe médico-sociale (pour la demande d'APA)
Assistant(e) social(e) ou conseillère en gérontologie
- Étape 4 : Analyser la sécurité du logement
Le domicile est-il adapté ? (escaliers, baignoire, sols glissants)
Y a-t-il des risques de chute ou d'accident domestique ?
Résultat attendu : Une évaluation précise du niveau de dépendance (GIR 1 à 6) et des besoins d'accompagnement.
Question 3 : Quelles solutions de maintien à domicile existent pour une personne âgée en perte d'autonomie ?
Réponse :
Plusieurs dispositifs permettent de sécuriser le maintien à domicile :
Services d'aide à domicile (SAAD) :
- Aide aux gestes du quotidien (toilette, habillage, repas, ménage) : Financement possible via l'APA à domicile
- Services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) :
- Soins médicaux prescrits par le médecin (pansements, injections, surveillance)
- Portage de repas : Livraison de repas équilibrés adaptés aux régimes spécifiques
- Téléassistance : Bracelet ou médaillon d'alerte pour appeler les secours en cas de chute ou malaise,
- Aménagement du logement : Barres d'appui, monte-escalier, douche à l'italienne, éclairage renforcé : Aides financières possibles (ANAH, caisses de retraite)
- Accueil de jour : 1 à 3 jours par semaine en structure pour stimulation cognitive et lien social
- Hébergement temporaire (répit) :
- Séjour de quelques semaines en EHPAD pour soulager l'aidant
Question 4 : Comment savoir si mon proche a besoin d'une aide à domicile ou d'un placement en EHPAD ?
Réponse :
Maintien à domicile avec aide si :
- La personne est classée GIR 3 à 6 (autonomie partielle), cf APA domicile
- Le logement peut être sécurisé
- Un aidant familial peut coordonner les interventions
- La personne souhaite rester chez elle
Placement en EHPAD si :
- GIR 1 ou 2 (dépendance lourde nécessitant surveillance 24h/24)
- Troubles cognitifs sévères (Alzheimer, démence) avec risques de fugue ou désorientation
- Isolement total sans famille proche
- Chutes répétées malgré aménagements
- Épuisement de l'aidant familial
Alternative intermédiaire : Résidence seniors avec services (pour personnes autonomes ou semi-autonomes)
Question 5 : Que faire en cas de chutes fréquentes d'une personne âgée vivant seule ?
Réponse :
Actions immédiates :
- Consulter un médecin pour identifier la cause (troubles de l'équilibre, médicaments, baisse de vision)
- Sécuriser le domicile :
Retirer les tapis
Installer des barres d'appui (WC, douche, couloirs)
Renforcer l'éclairage (veilleuses nocturnes)
Installer un monte-escalier si nécessaire
- Mettre en place une téléassistance (bracelet détecteur de chute)
- Évaluer la mobilité avec un kinésithérapeute (exercices d'équilibre)
Si les chutes persistent malgré ces aménagements → envisager un placement en résidence avec surveillance.
Question 6 : Comment aborder le sujet du placement en EHPAD avec mon parent qui refuse ?
Réponse :
5 conseils pour aborder le sujet avec bienveillance :
- Choisir le bon moment : évitez les moments de crise ou juste après une chute
- Valoriser l'autonomie restante : "Ce n'est pas un abandon, mais un moyen de rester en sécurité"
- Impliquer la personne dans les décisions : visiter des établissements ensemble, laisser le choix
- Proposer des solutions progressives :
Accueil de jour 2 jours/semaine
Hébergement temporaire 1 mois (test)
Résidence seniors (alternative moins médicalisée)
- Faire intervenir un tiers neutre : conseillère sociale, médecin, psychologue
Point clé : Expliquer que le placement vise à préserver la qualité de vie et à soulager l'aidant familial.
Question 7 : Quelles aides financières pour financer l'aide à domicile ou un EHPAD ?
Réponse :
Pour le maintien à domicile :
- APA à domicile (Allocation Personnalisée d'Autonomie) : finance les heures d'aide à domicile selon le GIR
- Aides des caisses de retraite : aide-ménagère, portage de repas
- Crédit d'impôt : 50 % des dépenses d'aide à domicile
- Aides de l'ANAH : travaux d'adaptation du logement
Pour l'EHPAD :
- APA en établissement : réduit le tarif dépendance
- APL / ALS : aides au logement selon ressources
- Aide sociale à l'hébergement (ASH) : sous conditions de ressources (récupérable sur succession)
- Aides des caisses de retraite et mutuelles
Démarches : Contactez le CCAS ou une conseillère sociale en gérontologie pour monter les dossiers.
Question 8 : Comment reconnaître les troubles cognitifs chez une personne âgée vivant seule ?
Réponse :
Signes d'alerte à surveiller :
- Troubles de la mémoire :
Oublis fréquents des rendez-vous, des prises de médicaments
Répétition des mêmes questions
Oubli d'événements récents (visite d'un proche la veille)
- Désorientation temporo-spatiale :
Confusion entre le jour et la nuit
Se perdre dans son propre quartier
Ne plus se souvenir de son adresse
- Difficultés de communication :
Peine à suivre une conversation
Chercher ses mots, phrases incohérentes
- Changements de comportement :
Anxiété, agressivité inhabituelle
Perte d'intérêt pour les activités habituelles
Si plusieurs signes sont présents → Consulter un médecin pour un bilan cognitif (dépistage Alzheimer, démence).
Question 9 : Que faire quand l'aidant familial est épuisé ?
Réponse :
L'épuisement de l'aidant (burn-out de l'aidant) est fréquent.
Voici les solutions de répit :
- Droit au répit (APA) :
- Financement d'un accueil temporaire en EHPAD ou accueil de jour (jusqu'à 509 € / an en plus du plan d'aide)
- Relayage à domicile : Un professionnel remplace l'aidant à domicile pour quelques heures ou jours
- Accueil de jour : La personne âgée passe 1 à 3 jours par semaine en structure (lien social + activités)
- Hébergement temporaire (séjour de répit) : Placement en EHPAD pour 1 semaine à 3 mois
- Soutien psychologique et formations : Groupes de parole pour aidants ; Formations pour mieux accompagner (gestion des troubles du comportement, gestes techniques)
Si épuisement sévère → Envisager un placement permanent en EHPAD pour préserver la santé de l'aidant.
Question 10 : Quelles sont les différences entre résidence seniors et EHPAD ?
Réponse :
Question 10 : Quelles sont les différences entre résidence seniors et EHPAD ?
Réponse :
Résidence seniors :
- Public concerné : Personnes autonomes ou semi-autonomes, classées GIR 5-6, qui ne nécessitent pas de soins médicaux quotidiens.
- Services proposés : Logement privatif avec services à la carte (restauration, animations, ménage, blanchisserie). L'accompagnement est hôtelier, non médicalisé.
- Encadrement médical : Présence infirmière possible selon les résidences, mais non systématique. Pas d'équipe soignante permanente.
- Tarif moyen : Entre 1 500 et 2 500 euros par mois selon la région et les prestations choisies.
- Aides financières : APL ou ALS uniquement, selon les ressources. Pas d'APA en établissement mais APA de domicile
EHPAD (Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) :
- Public concerné : Personnes dépendantes, classées GIR 1 à 4, nécessitant une surveillance et des soins quotidiens.
- Services proposés : Hébergement complet avec soins médicalisés 24h/24, accompagnement dans tous les actes de la vie quotidienne, animations adaptées.
- Encadrement médical : Équipe soignante permanente comprenant infirmières diplômées d'État, aides-soignantes et médecin coordonnateur. Présence 24h/24.
- Tarif moyen : Entre 2 000 et 4 000 euros par mois selon le département et le niveau de dépendance (tarif hébergement + tarif dépendance).
- Aides financières : APA en établissement pour le tarif dépendance, APL ou ALS pour l'hébergement, aide sociale à l'hébergement possible sous conditions de ressources.
Conseil d'orientation : Si votre proche est encore autonome mais isolé ou recherche un cadre sécurisé avec services, la résidence seniors est adaptée. Si la dépendance est lourde avec besoin de soins quotidiens, l'EHPAD est la solution appropriée.
Conseil : Si votre proche est encore autonome mais isolé → résidence seniors. Si dépendance lourde → EHPAD.
Vous avez des doutes sur la situation de votre proche âgé ?
Ne restez pas seul(e) face à ces questions.
En tant que conseillère sociale en gérontologie chez Ascelliance Retraite, je vous accompagne pour :
- Évaluer la situation de votre proche en toute objectivité
- Identifier les solutions adaptées : maintien à domicile sécurisé, aide à domicile, accueil de jour, résidence seniors ou EHPAD
- Constituer les dossiers d'aides financières : APA, aides au logement, aides des caisses de retraite
- Trouver un établissement correspondant à vos critères (budget, localisation, niveau de dépendance)
- Accompagner les aidants avec des solutions de répit et de soutien
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